Communiqué CPML

25 nov

 COMMUNIQUE CPML

 

La Coordination permanente de Médias Libres tient par ce communiqué à dénoncer, de nouveau, les violences, les pressions, les intimidations policières et judiciaires à l'encontre des journalistes et des médias qui se multiplient depuis quelque temps, souvent sous couvert de l'état d'urgence.

 

Dernièrement, à plusieurs reprises, des photographes, des vidéastes et des reporters, amateurs/amatrices ou professionnell.e.s ont été visé.e.s délibérément pour empêcher leur
travail d'information, avec pour objectif de faire taire toute voix, tout r
egard qui iraient à l'encontre du pouvoir et de l'état et qui questionneraient sur son fonctionnement.

 

- Le 6 août 2016, à la frontière italienne, du côté de Vintimille, Benjamin Terrazas, qui faisait un reportage sur les réfugié.e.s a été interdit de s’approcher à moins de 10 km de la frontière italienne : http://roya06.unblog.fr/2016/11/03/mobilisation-jeudi-3-novembre-8h30-re...

 

- Le 26 octobre dernier, des journalistes de Médiacoop qui suivaient la manifestation de Clermont-Ferrand en hommage à Rémi Fraisse, militant écologique tué à Sivens par les forces de l'ordre, ont été insultés et mis à terre: http://www.mediacoop.fr/rubrique/enquetes/altercation-avec-la-police-lors-du-rassemblement-en-hommage-remi-fraisse

- le 16 novembre, Radio Canut, basée à Lyon, a été perquisitionnée à cause d’une blague de 2 de ses animateurs au sujet des manifestations des policiers. http://rebellyon.info/Radio-Canut-perquisitionnee-a-cause-d-une-17102

- Le 19 novembre, le journaliste Gaspard Glanz qui souhaitait faire un reportage sur la destruction de la jungle de Calais a été arrêté à Calais, interdit de présence sur le territoire calaisien et il est poursuivi en justice pour des motifs fallacieux https://reporterre.net/Le-journaliste-Gaspard-Glanz-poursuivi-en-justice-et-empeche-de-travailler 

D'autres journalistes qui souhaitaient suivre la destruction ont tout simplement été empêchés de le faire par la mise en place de barrage ou violenté comme le collectif Bon Pied Bon Oeil et Actividéo sous couvert de l'état d'urgence. https://youtu.be/hD0cyyPsGhc 

A l'heure ou quasiment tous les grands médias, écrits et audiovisuels, appartiennent à des milliardaires ou à des grandes entreprises (Voir la carte, dressée par Acrimed et Le Monde diplomatique: http://www.acrimed.org/Medias-francais-qui-possede-quoi ), à l'heure ou La liberté de la presse subit des attaques régulières : loi sur « le secrêt des affaires » en 2015 (https://reporterre.net/Seul-le-retrait-de-l-amendement), procès d’oligarques contre les médias libres (https://reporterre.net/Vincent-Bollore-designe-comme-accapareur-de-terre...), ou, en ce moment, projet de loi « Egalité et citoyenneté » (https://reporterre.net/La-liberte-de-la-presse-menacee-au-Senat), le travail des médias indépendants et alternatifs qui se battent pour apporter une information libre, se voit donc menacé.

Nous apportons également aux mouvements de contestations, aux militants, aux citoyen.enes, aux avocat.e.s, aux associations qui subissent le même type de traitement avec notamment des assignations à résidence massives et abusives, des arrestations, des procès, notre solidarité et notre soutien:

Nous tenons par ce communiqué à exprimer notre volonté de ne pas laisser faire, de ne pas nous laisser faire et de nous battre pour protéger l'information, les enquêtes, les reportages qui ne se laissent pas guider, orienter par quels que pouvoirs que ce soit.