Après 2 rassemblements, RESF, le DAL et l'UPP lancent un appel à soutien

Publié le 06 avr 2017 dans Enquêtes

Après 2 rassemblements, RESF, le DAL et l'UPP lancent un appel à soutien

Le premier rassemblement lundi 3 avril, à 17h30 place de Jaude, fut une réussite : quelques centaines de personnes ont manifesté leur soutien à l'appel du Réseau d'Education Sans Frontières et du Droit Au Logement 63, sous le mot d'ordre : "un toit c'est un droit !".

"Est-ce qu'on pense qu'il y a un droit à l'éducation qui est respecté quand parmi les élèves, certains vivent la peur au ventre, parce que leurs parents risquent d'être expulsés, et d'autres savent qu'ils vont dormir dehors?"

Après la remémoration de l'occupation de l'église des minimes en 2013, l'indifférence des autorités locales et du pouvoir face au sort des dizaines de personnes dormant dehors a été dénoncée:

 

"Je fais appel à votre ingéniosité, à votre générosité, à votre pouvoir de réfléchir : comment on va faire pour la suite ? Comment est-ce qu'on va loger ces familles ?"

Un coordinateur de l'UPP ( L'Université Populaire et Polyglotte "un centre culturel et un centre d'accueil pour sans abris et galériens") a pris ensuite la parole pour exposer la situation du squatt et lancer un appel à l'aide, à la solidarité, à l'initiative et à la mobilisation :

"On ne doit pas se substituer au(x) devoir(s) de l'état"

Ensuite, une "citoyenne lambda" a pris le micro pour témoigner de son expérience, un matin, en "allant au boulot" ...

 

"Il faut savoir qu'à la base, ça coûte beaucoup plus cher de maintenir des gens dans la précarité, que de régler le problème"

Un militant a ensuite pris la parole pour dénoncer la "volonté politique" des autorités à maintenir ces personnes dans la précarité, et démonter l'argument des moyens insuffisants utilisé pour justifier leur inaction :

"Un petit mot pour appeler au nom de 90 médecins [...] pour soutenir tous les mal-logés et sans-papiers"

Enfin, un médecin s'est exprimé au nom de ses confrères, qui ont signé une pétition pour soutenir les mal-logés et sans-papiers, pour dénoncer "le silence radio" des pouvoirs publics :

 

La préfecture donne l'ordre au 115 de faire de la préférence nationale

Après les prises de paroles, qui ont tout de même durées une demie-heure, le rassemblement a défilé dans quelques rues de Clermont, pour atterir devant la préfecture. Aux pieds du bâtiment, RESF a appelé une énième fois le 115 afin de trouver un hébergement d'urgence pour 7 familles (étrangères) ... Au téléphone la réponse est claire, les familles françaises sont logées en priorité :

Face à cette situation, les manifestants ne souhaitaient pas rester dans l'inaction et l'indifférence : une assemblée, une réunion spontanée du moins, s'est improvisée devant les marches de la préfecture.
Plusieurs personnes ont pris la parole : certains pour dénoncer la volonté politique des autorités de laisser ces personnes non-logées dans la précarité, d'autres pour lancer un mouvement d'occupation jusqu'à ce qu'une solution d'hébergement (d'urgence) soit trouvée pour ces familles.

Le cortège s'est donc déplacée à l'église des minimes, symbole de 2013, afin de l'occuper. Etant fermée, les manifestants sont restés devant cette église, pour occuper l'espace. La Police a vite déployée une vingtaine d'hommes sur place: le seul spectacle auquel ils ont pu assister est celui des manifestants et non-logés, qui, pendant qu'une équipe d'RESF était en constant contact avec la préfecture pour négocier des hébergements d'urgence, s'amusaient en musique, en chantant, en dansant ...

Lundi 3 avril au soir fut une victoire, de courte durée néanmoins; car si les familles bénéficiaient d'un hébergement à l'hôtel, ce n'est que pour une semaine. C'est pourquoi le DAL, RESF et l'UPP demandent un soutien et une mobilisation qui doit être à la hauteur de la situation des familles.

Un deuxième rassemblement eut lieu mardi 4 avril. Rassemblement qui a été annulé, à cause d'une incompréhension générale concernant les lieux, dates, et heures : trop peu de personnes se sont donc mobilisées.

"Sans l'UPP, on aurait dormi dehors!"

Rappelons que le squatt de l'UPP est actuellement en procès. Nous connaîtrons le sort de cette structure autogérée accueillant des dizaines de sans-papiers (mineurs) sans toit le 4 mai.
A savoir, peut-être, que l'Université Populaire et Poplyglotte sera expulsée.

Enfin, RESF appel à venir en masse à leur réunion hebdomadaire Lundi 10 avril, à 18h, au 2ème étage du centre associatif Jean Richepin, pour organiser la mobilisation afin que ces familles bénéficient enfin d'une solution d'hébergement durable et digne.

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