L’Artière en sécheresse… comme chaque année

Publié le 08 aoû 2018 dans Reportages

Publié le 8 août 2018, 

 

L’année passée, nous faisions le constat avec Nicolas Rouchon- Roche, maraîcher à Beaumont, d’une sécheresse importante de l’Artière avec des conséquences graves pour la faune et la flore de la rivière.

http://www.mediacoop.fr/rubrique/reportages/la-riviere-de-lartiere-en-danger

Cette année, rebelote, selon Nicolas, par temps de canicule, une odeur de poisson braisé aux abords de la rivière révèle la mort de crevettes brulées sur des cailloux à secs : « Chaque année, beaucoup de poissons meurent » explique-t-il. 

Patient, il continue à sensibiliser à un usage de l’eau plus responsable. Sur sa page Facebook, il rassemble des profils qui ne se côtoient pas autrement : élus, pécheurs, jardiniers….

https://www.facebook.com/comitedefenseartiere/?ref=br_rs

Nicolas espère fédérer les personnes concernées par la problématique pour mieux saisir le problème. Le panel permet, selon lui, de faire des tours de table virtuels et puis d’avoir des petites influences sur les comportements de chacun : « Je fais de la veille sur le terrain et je remonte les infos. L’année passée, la commune de Beaumont avait réagi et partagé mon alerte en appelant au civisme. » 

Mais au-delà de la canicule, selon Alexandre Charbonnier, au service aménagement du territoire, à la mairie de Beaumont, la sécheresse de l’Artière n’est pas anodine : « C’est spécifique à l’Artière. L’eau revient chaque fois à un moment fixe ce qui nous laisse penser qu’il y a un prélèvement en amont. » explique-t-il. La métropole mène actuellement une enquête diagnostique pour comprendre l’origine de ces sécheresses régulières : « On espère ainsi déterminer s’il s’agit d’un facteur humain ou naturel… »

En attendant, la responsabilité est difficile à déterminer et les sécheresses s’accumulent.  La complexité du réseau des rivières et la grande partie sous terraine de l’Artière complique l’analyse des potentielles causes. 

Dans l'attente des résultats de l’enquête et la mise en place de mesures adaptées, du fond de son grand jardin, Nicolas continue de sauver quelques truites qui s’égarent dans les eaux trop peu profondes.  

Gwendoline Rovai

 

 

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