Nouvelle victime du Bastion Social à Clermont-Ferrand, Anthony, double fracture de la mâchoire

Publié le 13 juil 2018 dans Reportages

Publié le 13 juillet

 

Hier soir, vers minuit, Anthony s'est fait fracturer la mâchoire, alors qu'il commandait un verre au comptoir du bar Le Brin de Zinc, à Clermont-Ferrand. Nous sommes allés le rencontrer dans sa chambre d'hôpital où il attend d'être opéré.

 

Anthony n'arrive plus à sourire, et pas seulement à cause de la douleur. Il attend l'opération qui lui imposera deux plaques de métal dans la bouche. Clermontois, il avait hier soir envie d'aller prendre un verre en terrasse avec ses amis. Mais, soudain, il voit arriver un jeune homme venu se réfugier, un peu en panique, dans le bar. Pas le temps de lui poser trop de questions. Lorsqu'il se retourne, il prend un coup de pied puis trois gros coups de poings en pleine face, avant de voir son agresseur tourner les talons et s'enfuir. A la terrasse, ses amis n'ont pas eu le temps de comprendre non plus, mais ils se confrontent à une bande de 6 ou 7 hommes " tous habillés un peu pareils " qui ont accompagné le castagneur. Un des témoins raconte: "Ils sont arrivés à plusieurs, l'un a dit " c'est lui " en montrant le fuyard du doigt, un gros balèze est alors parti cogner sur Anthony, pendant que celui qu'il visait prenait la fuite. " Les clients du bar reconnaissent vite les membres du Bastion Social et, assez agacés, leur demandent des explications. Les militants d'extrême-droite finissent par avouer qu'ils se sont trompés de cible et iront même jusqu'à balbutier des excuses à la victime. La police arrive assez rapidement sur les lieux, une première voiture ne s'arrête pas disant que leurs collègues ne vont pas tarder. Effectivement, en même temps que les pompiers, les policiers débarquent. " Là, j'ai eu l'impression d'être dans un autre monde " explique Anthony. " Je venais de vomir, à cause de la douleur, et la policière m'a engueulé car ça sentait mauvais! Puis, j'ai dit que je voulais porter plainte tout de suite. Ils m'ont dit de d'abord aller me faire soigner à l'hôpital. Les gens leur ont dit qui étaient les agresseurs, mais les forces de l'ordre n'ont pas pris leur nom et ne sont pas allés à leurs poursuites. Moi je suis arrivé aux Urgences où j'ai appris qu'il me manquait des dents, et que j'avais la mâchoire fracturée à deux endroits. " 

Pour Anthony, qui " était tout juste au courant de l'implantation du Bastion Social " et qui ne voulait pas se mêler à ces histoires, la coupe est pleine: " Ils sont tellement idiots qu'ils frappent sans même être sûrs que j'étais le bon! Je ne sais même pas où est passé le mec qu'ils recherchaient. " 

Pour les témoins, la scène est hors du réel. " Le groupe du Bastion Social attendait patiemment à l'extérieur que leur copain cogne sur Anthony, sans bouger...ils ont l'habitude de cette ambiance de démon, ça se voyait! " 

Anthony a donc décidé de porter plainte. Il cherche d'autres témoins de la scène pour appuyer sa plainte, et même d'autres victimes de ces militants d'extrême-droite, prêts à porter plainte avec lui. " Depuis ce matin, j'ai de nombreux contacts qui me disent avoir déjà eu à faire avec ces mêmes agresseurs. Il ne faut pas que nous laissions passer ça... "

 

L'équipe de Mediacoop

 

 

 

 

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Des racailles impunies qui agressent sans que la police ne recherche les coupables, c'est du déja vu (comme ceux qui ont tiré sur l'hotel des vils et blessé un résident qui a encore les plombs dans la peau, ou ils n'ont arrétés qu'un lampiste, se gardant bien de déranger le réseau derriere) ils s'habillent en "propre sur eux" inconito, bas noir teeshirt blanc, cheveux courts mais pas rasés. Leur air cynique et ricaneur les marquent comme le rire des hyenes..