quatre écoles demandent des ouvertures de classe

Publié le 06 sep 2018 dans Reportages

Publié le 6 septembre 2018

 

 

Menetrol, Enval, Chateaugay, ou Jean de la Fontaine de clermont-Ferrand. Ces quatre écoles élémentaires avaient des représentants cet après-midi dans le bureau de la Direction Départementale de l'Education Nationale. Un seul objectif: l'ouverture d'une classe. 

 

Elles sont toutes là pour représenter leurs enfants qui traviallent. Elles  sont retraitées et sont mamies. Elles sont arrivées de Ménétrol avec des gâteaux et des thermos de café. Elles viennent dénoncer une classe de CP à 30 élèves, et réclament l'ouverture d'une cinquième classe." En maternelle, nous avions réussi à ouvrir une nouvelle classe mais là, rebelote". Le premier jour de la rentrée, l'inspectrice est venue compter les élèves afin de s'assurer qu'il n'y a pas moins d'élèves que prévu. " On s'inquiète beaucoup, car sur notre commune, vingt maisons sont en construction avec des familles qui vont venir s'installer en cours d'année, on va encore gonfler les effectifs de nos cinq classes!". Dès le mois de juin, les enseignants s'étaient mobilisés, sans succès. 

A Enval, on est à une moyenne de 27 ou 28 élèves par classe. Un CP/CM1 de 29 enfants. Et même problématique, soixante permis de contruire sur l'année, dont la majorité pour des familles avec jeunes enfants. " Nous avons la place, mais nous réclamons un poste". L'école n'a que cinq classes qui englobent les enfants de la petite section au CM2. 139 élèves. " Il y a trois ans" déclare un parent d'élève," nous avions réussi à avoir une classe supplémentaire, mais en deux ans, nous avons bien plus de vingts élèves qui sont arrivés..."

A Chateaugay, même la mairie s'est mobilisée, sans succès. 157 enfants doivent être placés dans seulement 6 classes. " Avant nous avions 7 classes pour exactement le même nombre d'élèves, mais à la rentrée, nous avions une classe en moins!" s'insurge une maman. 27 CP, 37 CE1, 32 CM2...Parmi les petits élèves, onze enfants provenant d'une classe ULIS (Unité Localisée pour l'inclusion scolaire pour les enfants à troubles cognitifs ou mentaux)  à dispatcher désormais parmi les autres niveaux. Des élèves qui demandent davantage d'attention pour l'enseignant. 

Enfin les parents d'élèves et les enseignants de l'école Jean de la Fontaine du quartier de la Gauthière, pourtant en REP+ ( Refondation de l'Education Prioritaire) dénoncent aussi un sur-effectif dans les classes avec parfois jusqu'à 28 élèves, malgré la volonté annoncée du gouvernement de créer des classes allégées dans ces classes dites sensibles. 

La réunion s'est  déroulé en présence de Florent Naranjo, élu à la mairie de Clermont-Ferrand. " Vu comme j'ai eu l'impression que notre interlocuteur noyait le poisson, je ne me fais guère d'illusion...mais on verra bien. a priori, la direction de chaque école devrait recevoir rapidement la réponse de l'Education nationale..Mais il ne faut pas mentir, avec les restrictions de personnel, ça va être compliqué..." 

 

Eloise Lebourg

 

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